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Nicole Brown
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Une étude révèle que les américains sont mal informés sur l'entretien de la santé de leurs yeux ; la communauté hispanique présente le plus de disparités
National Institutes of Health, États-Unis, 13 mars 2008 - La Fondation du Lions Club International (LCIF) et le National Eye Institute (NEI), l'un des instituts nationaux pour la santé du gouvernement fédéral des États-Unis, ont communiqué aujourd'hui les résultats d'une enquête à l'échelle du pays montrant que la plupart des adultes tiennent à leur vue et sont informés des maladies graves des yeux généralement associées à la malvoyance. En revanche, ils sont peu informés sur les modes de dépistage et de traitement opportun de ces maladies, ainsi que sur leur fréquence.
Soixante-et-onze pour cent des personnes interrogées ont répondu que la perte de la vue obtiendrait une note de 10 sur un barème de 1 à 10, à savoir qu'elle aurait un impact considérable sur leur vie quotidienne. Toutefois, seuls huit pour cent d'entre eux sont informés du fait que le glaucome n'est précédé d'aucun signe avant-coureur. Ce groupe d'affections peut pourtant endommager le nerf optique et entraîner une perte de l'acuité visuelle, voire la cécité.
Cinquante et un pour cent des interrogés indiquent qu'ils ont entendu parler des troubles visuels occasionnés par le diabète, mais seulement 11 % d'entre eux savent que ces maladies frappent sans présenter de symptômes préalables. Seuls 16% d'entre eux ont déjà entendu le terme « malvoyance », qui touche pourtant des millions d'américains. La malvoyance est une perte de la vue qui ne peut pas être corrigée par les lunettes classiques, les lentilles de contact ou la chirurgie et qui rend donc difficiles les activités quotidiennes. Lire son courrier, faire les courses, cuisiner, regarder la télévision ou écrire peuvent ainsi devenir de véritables épreuves.
Parmi tous les groupes ethniques participant au sondage, les hispaniques ont le moins bon accès aux informations sur la santé oculaire, ont les plus faibles connaissances en matière de santé oculaire et sont les moins susceptibles de se faire examiner les yeux. En effet, 41% des personnes d'origine hispanique ont déclaré n'avoir jamais rien vu ni entendu sur la santé ou les maladies oculaires au cours de l'année passée, ce chiffre tombant à 28 % chez les asiatiques, 26 % chez les afro-américains et 16 % chez les personnes de race blanche.
Ces résultats sont extraits d'une enquête effectuée en 2005 sur les connaissances, les attitudes et les pratiques concernant la santé des yeux et les troubles visuels. Plus de 3 000 adultes sélectionnés au hasard ont participé à cette enquête téléphonique à l'échelle des États-Unis entre octobre 2005 et janvier 2006. Les résultats de l'enquête viennent étayer le besoin vital d'éduquer le grand public sur les troubles visuels courants, tels que le glaucome, les complications oculaires liées au diabète et la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
« Il est vital pour notre qualité de vie de disposer d'une bonne vue et pour cela, il est essentiel que les adultes puissent accéder à des informations précises afin de prendre en toute connaissance de cause des décisions concernant leurs besoins en matière de santé oculaire », déclare le Dr Paul A. Sieving, directeur du NEI. « Les résultats de l'étude vont nous aider à identifier des méthodes spécifiques pour mieux informer le public sur les troubles visuels et à nous pencher sur le problème des disparités mises en évidence ».
Le NEI prévoit de s'appuyer sur les résultats de l'enquête pour mieux sensibiliser le public aux maladies des yeux et à l'importance d'une détection et d'un traitement précoces. La NEI va également développer ses efforts de diffusion d'informations auprès des populations hispaniques, qui sont plus exposées au risque de développer certaines maladies et affections oculaires.
Par ailleurs, la NEI va intensifier son travail de formation des prestataires de santé, afin de leur permettre de mieux communiquer avec leurs patients en ce qui concerne les moyens de préserver et de protéger leur vision. « L'enquête nous montre que pratiquement un quart des américains n'ont jamais entendu parler de santé ou de maladies oculaires, alors que plus de 90% de la population déclare consulter des professionnels de la santé », poursuit Paul Sieving. « Nous nous devons de fournir à ces médecins, infirmières et autres professionnels de la santé les outils adéquats pour informer leurs patients sur l'entretien de la santé de leurs yeux ».
La LCIF a développé le programme Lions de santé oculaire (LEHP), une campagne d'éducation à l'échelle de la communauté qui permet aux Lions clubs, à d'autres associations communautaires et à des particuliers de promouvoir la santé des yeux et de diffuser des informations sur les causes de cécité évitable. Le programme LEHP a pour objectif d'habiliter les communautés à sauvegarder la vision par le biais d'un dépistage précoce et d'un traitement opportun du glaucome et des complications oculaires liées au diabète, d'encourager les populations à risque à bénéficier d'un examen de fond de l'oeil et d'apporter des informations sur leur condition aux malvoyants et à leurs soignants.
« Depuis longtemps, les Lions sont les champions des aveugles et des malvoyants. Nous pouvons éradiquer la cécité évitable en informant mieux le public de la nécessité de procéder à des examens oculaires réguliers et à un traitement rapide des maladies des yeux », déclare Jimmy Ross, président de la LCIF.
Pour plus d'informations sur l'enquête sur les connaissances, consultez le site : http://www.nei.nih.gov/nehep/kap.
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Afin de promouvoir cette étude et ses résultats, le président de la LCIF, Jimmy Ross, est intervenu dans six émissions de radio aux États-Unis le 13 mars et est apparu dans une émission d'informations télévisée avec l'acteur oscarisé Ernest Borgnine et le Dr. Emily Chew du NEI. Ernest Borgnine et Emily Chew ont également participé à vingt autres journaux télévisés dans le pays. Ce communiqué de presse a été publié dans plus de 1 300 journaux aux États-Unis.
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La Fondation du Lions Clubs International offre aux districts Lions un financement sous forme de subventions pour la réalisation de projets humanitaires de grande envergure qu'ils ne peuvent financer par leurs propres moyens. La LCIF est le bras caritatif du Lions Clubs International, la plus grande association de clubs de bienfaisance au monde, avec 1,3 million de membres répartis dans 201 pays et zones géographiques. La Fondation aide les Lions à avoir un meilleur impact au sein de leurs communautés ainsi que dans le monde entier. Récemment, la LCIF a été classée première ONG au monde dans une étude du Financial Times. Par le biais du programme SightFirst, la LCIF a amélioré les services de soins ophtalmologiques pour des centaines de millions de personnes, distribué des médicaments de prévention de la vue, bâti des hôpitaux ophtalmologiques et formé des soignants spécialisés dans les yeux. Pour en savoir plus, consultez le site www.lcif.org.
Le National Eye Institute (NEI) est l'un des instituts du National Institutes of Health (NIH). Cet organisme du gouvernement fédéral américain se charge en priorité des recherches dans le domaine de la vision afin de développer des traitements permettant de préserver la vue et joue un rôle clé dans la diminution de la malvoyance et de la cécité. Pour plus d'informations, consultez le site http://www.nei.nih.gov.
Le National Institutes of Health (NIH), organisme national de recherche médicale aux États-Unis, est constitué de 27 instituts et centres de recherche et fait partie du département américain de la santé et des services humanitaires. C'est également le principal organisme fédéral qui dirige et finance la recherche médicale fondamentale, clinique et translationnelle. Il étudie les causes, les traitements et les remèdes des maladies, aussi bien courantes que rares. Pour plus d'informations, consultez le site http://www.nih.gov.
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